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Note à l’attention des financeurs de l’Unadfi

CAP Liberté de Conscience - Liberté religieuse - Liberté thérapeutique

Mars 2008

 

Si vous financez l’Unadfi mais que son fonctionnement reste obscur pour vous, nous vous invitons à lire nos observations ci-dessous.

Des membres de notre association nous ont signalé des préjudices qu’ils avaient subis (retrait de garde d’enfants, enfant refusé dans une crèche, perte d’emploi, enfant victime ostracisme à l’école, etc…), et ont estimé que l’Unadfi y avait joué une rôle direct ou indirect.

C’est pour cela que nous nous sommes intéressés aux activités et au fonctionnement de cette association. Nous souhaitons donc porter à votre attention plusieurs de nos observations :UnadfiUnadfi

1) L’opération d’acquisition des nouveaux locaux de l’Unadfi en 2001 ne semble pas offrir toute la transparence que l’on attend d’une transaction financée intégralement par l’argent du contribuable.

Dans un courrier du 17 janvier 2001 au Ministère de la Défense, l’Unadfi fait état d’ « une subvention exceptionnelle de cinq millions de francs accordée par le Premier ministre » (annexe 1) pour se rendre acquéreur de nouveaux locaux fin 2000. Cependant, interrogés sur cette subvention, les services du Premier ministre déclarent dans une lettre du 6 juin 2006 « qu’aucune subvention de ce montant n’a été accordée à l’Unadfi à partir du chapitre 37-06 dédié au financement d’actions humanitaires ou en faveur des droits de l’homme, seul chapitre de subvention dont les services généraux du Premier ministre assurent la gestion.» (annexe 2). Ces documents ont été obtenus en application de la loi d’accès aux documents administratifs. La source de ce financement n’est donc pas établie.

2) L’Unadfi signale que l’ensemble de son réseau d’Adfi (26) et d’antennes (11) comprend 1312 membres, (annexe 3), soit seulement 35 membres par structure. Le budget de l’ensemble Unadfi et Adfi peut, lui, être évalué à 600 000 € selon notre documentation. Ceci correspond à un financement public d’environ 450 € par adhérent. Les subventions d’exploitation de l’Unadfi ont été de 406 116 € pour 2006, quand les cotisations et dons s’élevaient à 11 729 € (annexe 4), soit près de 35 € d’argent public pour 1 € de cotisation.

3) Dans sa demande de subventions à la Direction des Affaires sociales pour les années 2007 à 2010, Catherine Picard, présidente de l’Unadfi, fait état d’une demande, tous ministères confondus, pour un total constant de subventions publiques de près de 400 000 € (annexe 5) (montant d’un même niveau que les années précédentes). En contrepartie, elle inclut dans ses produits prévisionnels pour ces années 2007 à 2010 : 39 000 € de « Prestations de services, ventes » et environ 100 000 € en « Autres produits de gestion courante », soit un total de près de 140 000 € annuellement.

Ces chiffres d’autofinancement semblent assez fantaisistes car pour les années 2004 à 2006, l’autofinancement de l’Unadfi s’est élevé respectivement à : 51 280 €, 46 479 € et 27 818 €, pour des subventions publiques de l’ordre de 391 146 €, 368 373 € et 406 116 € (annexe 6).

Ce mode de financement nous semble en contradiction avec les critères habituels de reconnaissance d’utilité publique : « Afin de garantir son autonomie, ses ressources ne doivent pas en outre, dépendre majoritairement des subventions publiques » (annexe 7).

4) Ayant compilé les déclarations de plusieurs hauts fonctionnaires directement concernés par le sujet des « sectes » devant une commission d’enquête parlementaire, nous constatons que les chiffres officiels font état d’un nombre très faible de dossiers liés à une éventuelle problématique sectaire (voir dossier « L’Etat et la gestion des nouvelles spiritualités : les anomalies ».

Pourtant toutes les demandes de financement public de l’Unadfi sont basées sur une vision apocalyptique de la situation des « sectes » en France. La documentation de l’Unadfi semble d’ailleurs élargir à l’infini les comportements sectaires (voir documentation Unadfi).


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